Interface n°2: Keep Thinking, Plongée dans un monde à l'ère de l'I.A (Partie 3- Article de l'ONU sur le coût écologique)
Résumé de l’article
Cet article de l’ONU se situe à l’intersection des enjeux évoqués précédemment avec les newsletters de Scott Galloway sur l’I.A générative et le rapport SXSW 2025 qui donne des perspectives plus larges dans divers domaines. Nous avons fêté les 3 ans de ChatGPT et donc de la démocratisation de l’I.A à grande échelle, il faut donc prendre du recul face à son coût énergétique et sa supposée efficacité.
Définition de l’I.A : Son existence est établie depuis les années 1950 car ce sont des programmes qui pourraient partiellement imiter l’intelligence humaine car avec un certain modèle il y a un effet prédictif. La performance de ces machines n'a cessé d’évoluer avec la puissance de calcul augmentent au gré des évolutions technologiques et des modèles I.A
Quid sur l’utilité de l’I.A en matière environnementale car utilité en matière de traçabilité gaz à effets de serre sur des puits de pétroles, du méthane dans l’atmosphère.
Interrogation de la directrice du numérique du programme des nations unies quid du déploiement de l’I.A à grande échelle car incertitude sur ces bienfaits sur l’ensemble de la planète.
Golestan (Sally) Radwan, directrice numérique du Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE). « Nous devons nous assurer que l’effet net de l’IA sur la planète est positif avant de déployer la technologie à grande échelle. »
Cette question est d’autant plus légitime lorsqu'on veut affronter de façon simultanée les 3 défis majeurs que sont: le réchauffement climatique, la perte de la nature et de la biodiversité et la pollution des déchets.
Une note thématique du Programme des Nations Unies a été publiée sur l'empreinte environnementale de l’I.A a été commise à la suite d’un rapport Navigating New Horizons
Voici les principaux points clés
L’I.A dans son déploiement à grande échelle nécessite la mobilisation d’infrastructures complexes comme les clouds, les datas centers abritent une quantité impressionnantes de matières premières.
Éléments négatifs :
- 1 ordinateur de 2kg = 800kg de matières premières
- La production de déchets faits par les data centers et les substances dangereuses comme le mercure et le plomb
- Les besoins mondiaux en I.A avec des infrastructures complexes équivaudrait à 6 fois les besoins du Danemark dont la population est de 6 millions d’habitants
- Disparités majeures car ¼ de l’humanité n’a pas accès à de l’eau propre et des services d’assainissement
- 1 requête par Chat GPT ou un autre assistant virtuel = 10 fois plus d’électricité consommée qu’une requête Google selon l’Agence Internationale de l’Energie
- Prévision d’une forte augmentation énergétique de pays comme l’Irlande avec l’I.A jusqu’à 35% de la consommation énergétique du pays d’ici 2026.
- Entre 2012 et aujourd’hui, on est passé de 500.000 datas centers à 8 millions
- Risque que l’I.A serve à générer des fausses informations pour le compte des climato-sceptiques en minimisant la menace du réchauffement climatique.
Les angles morts de la politique globale de l’I.A
Pas de réglementations contraignantes pour les 190 pays alors qu’ils déploient tous une stratégie nationale de l’I.A sans trop expliciter les risques environnementaux et éthiques liés à cette technologie. Ils pourraient prendre des mesures mettant plus en avant la durabilité.
Voici les solutions actuelles des États pour plus de transparence sur ce sujet selon le Programme des Nations Unies :
- Instaurer systématiquement des études d’impact et des mesures de l’impact de l’I.A
- Jouer sur les réglementations pour renforcer la transparence des entreprises sur l’utilisation de produits et de services I.A.
- Optimiser la demande en énergies des I.A en recyclant et en réutilisant les composants
- Inciter les entreprises à installer des “data centers responsables” et “compenser leurs émissions carbones”
- Procéder à l’inscription de la politique en matière d’I.A et son traitement écologique dans des politiques et réglementations écologiques plus larges
- Relayer les initiatives du plus grand organisme pour la planification environnementale de l’ONU : L’ANUE, qui a tenu récemment la 7ème assemblée des Nations Unies à Nairobi au Kenya début décembre.
- Respecter les 11 résolutions qui renforcent les obligations des États en matière de pollution, la prolifération des algues sargasses, de mesures d’impact etc…
- Adopter des mesures d’impact
- Construire et tirer profit d’une I.A durable et ses opportunités
Le Programme des Nations Unies pour l’Environnement encadre les initiatives et les actions collectives à mener jusqu’en 2029, même si elles ne sont pas contraignantes.
Il est important de noter que le Programme des Nations Unies pour l’environnement a été à l’origine d’initiatives et de perspectives intéressantes pour respecter les objectifs de développement durables. Cette 7ème assemblée des Nations Unies entérine des principes et engagements déjà pris lors d’autres sommets sur la question de l’I.A.
A ce titre elle marque des perspectives intéressantes notamment à l'échelle internationale.
A suivre dans la partie 4...
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